One Response to “Leçon 6: Le mécanisme de la pensée”

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  1. terry

    Aouch… ces américains et leur culte du pouvoir.
    Bien évidemment la penséee ne fonctionne pas du tout comme cela.
    On agit d’abord et on réfléchit ensuite. Pour étonnant que cela paraisse, le libre arbitre est une notion fictive de nos comportements. Donc une idéologie que la civilisation occidentale cultive avec perséverance depuis les grecs.
    Ca ne fait que 25% des humains qui croient à ce truc. Tous les autres ont une approche radicalement différente.
    Il ne s’agit pas du tout d’une affirmation spéculative, mais de résultats scientifiques : nous cultivons notre illusion de pouvoir en permanence en inversant la relation de cause à effet. Cette illusion est générée par notre conscience pour notre propre survie – et les personnes qui ont été forcée de ne plus y croire par force majeure; perdent certaines capacités (prisonniers sortis des camps de concentration, otages, accidentés de catastrophes, etc..).
    en bref, les études faites en psychologie sociales montrent clairement que la séquence est TOUJOURS la suivante :
    1 – on agit
    2 – on justifie son action par des arguments
    3 – on inverse automatiquement cette séquence de passage à l’acte.

    C’est évidemment un fait très troublant, car il est contraire à tout ce qui nous est enseigné en marketing (quoique), en philo, ou en droit. Par contre c’est un fait confirmé par les psys depuis 30 ans.
    Les questions que ce processus soulève sont évidemment multiples :
    - pourquoi entretenons-nous cette illusion avec force ?
    - quel degré de liberté avons-nous donc réellement ?
    - qu’est-ce qui nous conduit à agir ?
    Si notre mental nous piège ainsi, la méthode citée dans cet article relève un peu du gag. Entretenir notre « pouvoir de concentration » est inefficace et illusoire.
    Ceci dit, il semble avec des millénaires d’avance que d’autres que nous ont déjà répondu à cette attente. Il s’agit de ne plus vouloir (ni agir ni non-agir), il s’agit de se laisser voir la réalité : c’est une conséquence de la méditation, de toutes les cultures de la méditation.
    C’est seulement en étant disponible à ce qui arrive que découle le « pouvoir de concentration ». C’est donc l’inverse d’un « pouvoir » du je. Savoir se concentrer, c’est surtout apprendre à dissiper nos illusions permanentes de pouvoir.
    C’est évidemment une réponse très courte à un vaste champ de pratiques. Mais l’article ci-dessus est très marqué par l’idéologie yaka des américains.
    Les méthodes simplistes répondent sans doute à une attente d’un public en mal de repères, mais elles relèvent soit de la caricature, soit de la fable infantile.
    Dans les 2 cas c’est un gag.
    Voilà, c’était juste pour dire que les « trucs » à la Dale Carnegie ne sont pas faits que pour embobinner les gogos – ils recouvrent aussi une culture du pouvoir très inquiétante, et pas neutre du tout.

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